#21 – Dimoi

Se souvenir, c’est important.

On a tous, dans notre entourage, une personne qui oublie beaucoup de choses et qui radote souvent. Ces personnes sont souvent âgées et atteintes de troubles de la mémoire. Cet état impacte la personne comme un générateur d’angoisse et lui fait perdre de l’autonomie.

C’est dans ce cadre que l’équipe 21 développe le projet Dimoi, une application sur tablette permettant de stimuler la mémoire de l’usager même à travers une boîte à souvenirs, une aide à la mémoire. Celui-ci gagne en responsabilité, en autonomie et est replacé au centre de l’action. Les souvenirs sont propres à la personne et sont enregistrés dans l’appareil.

L’application consiste à une stimulation de la mémoire de l’usager par la voix, la parole retranscrite en texte, des souvenirs les moins persistants. Le principe sera progressif ; des questions posées à l’usager, tous les jours, avec un système de stockage des données que celui-ci donnera avec ses réponses.

L’équipe a reporté deux prix, le prix des partenaires Lilly et Semia, qui leur permettront d’approfondir ce projet si poétique.

#27 – QALink

QALink est une application de suivi en temps réel de la qualité de vie des patients traités pour un cancer.

L’objectif est d’évaluer de façon la plus objective possible la qualité de vie du patient.

Le problème actuel vient du fait que les questionnaires déjà existants, déjà validés, sont très longs à mettre en place, n’offrent pas une communication spontanée et sont souvent redondants.

La solution imaginée par l’équipe se base sur l’utilisation du numérique, qui prend alors tout son intérêt. Il facilite le processus, permet un transfert de données plus rapide, pratiquement instantané, un questionnaire moins redondant du fait que les questions inutiles seront plus facilement évitée.

Le patient aura à sa disposition un questionnaire plus simple auquel il adhèrera beaucoup plus facilement. On s’intéressera seulement aux changements constatés depuis la dernière rencontre avec le médecin. Répondre au questionnaire via une application, à domicile et en temps réel, permet une liberté d’expression de la part du patient, qui se sentira plus à l’aise qu’en face du médecin. Il sera son propre témoin. Ses réponses ne seront pas reformulées par le médecin, il pourra indiquer son ressenti librement.

L’application permettra en outre de détecter des complications durant l’intervalle entre deux consultations. L’idée est de ne pas laisser le patient livré à lui-même durant ce laps de temps. Les données collectées permettront d’anticiper d’éventuels problèmes ou encore de changer les traitements. Ainsi les soins pourraient être adaptés en fonction de la qualité de vie actuelle du patient. Les médecins pourraient aussi mieux se représenter les bénéfices et les désavantage des différents traitements possibles.

Les questionnaires permettent d’en savoir plus sur l’autonomie du patient. Ils permettent d’évaluer sa santé physique (fatigue, capacités à se déplacer, à faire ses courses, ou même à se laver), sa santé mentale (irritabilité, état de dépression, …), ses interactions sociales (famille, amis, …), et son alimentation  (perte d’appétit, …).

Pour l’instant, le projet est envisagé sous forme de web-application, mais l’équipe envisage de l’exporter également sur mobile. Le médecin a lui aussi, de son côté, une application sur laquelle il récolte les données, qu’il peut par la suite exporter et analyser…

Au niveau des visuels, l’équipe affirme qu’une image vaut milles mots. Ils imaginent donc une interface ergonomique, facile d’utilisation.

En conclusion, l’application QALink sera bénéfique à la fois pour le patient qui est rassuré d’être suivi en continu, pour le médecin traitant qui perd moins de temps et qui cerne mieux le profil de son patient, pour la recherche qui prend connaissance des différents problèmes de santé publique.

(Les photos arrivent)

© Amandine Long & Sophie Bittler

Les Bénévoles

Durant la période de l’Hackathon, des bénévoles sont présents pour guider les équipes pendant l’élaboration de leurs projets. En effet, leur présence permet une bonne coordination de l’événement et c’est vers eux que se tournent les participants en cas de problèmes.

Quelles sont leurs tâches ?
• Répondre aux demandes des équipes en les orientant vers les bonnes personnes parmi toutes celles présentes.
• Permettre aux équipes de travailler plus efficacement en les aidant dans des petites tâches.
• Aider dans l’organisation des salles et des produits à distribuer (boissons,
t-shirts…)
• Réaliser des activités pour motiver les équipes durant la nuit.

Comment s’inscrire en tant que bénévole ?
D’après l’expérience d’un des bénévoles :
À l’aide d’échos sur les événements de ce type, il a pris contact avec le responsable du Hacking Health Camp afin de participer aux réunions organisées (à l’Hôpital Civil cette année) qui expliquent le programme du HH Camp Hackathon.
Suite à cela, un planning est établi et les bénévoles inscrivent leurs créneaux pour encadrer équitablement les activités.

Très aimables, ils sont pré-disposés à l’entre-aide et ils ont la volonté de garder une bonne humeur collective !

#18 – Mucosport

 

Vous redonner goût au sport, c’est le but du projet numéro 18 MucoSport, qui par le biais d’une application mobile, redonne le courage aux personnes atteints de la mucoviscidose à pratiquer une activité physique régulière.

En effet, les personnes atteintes de cette maladie ne peuvent pas faire beaucoup de sport à cause des essoufflements excessifs causés par celle-ci.

C’est avec Jean-Baptiste FAURE (patient atteint de mucoviscidose et chef du projet) et son équipe , Lucile (marketing); Leonal (coach sportif dans la santé); Maxime Philippart (Designer); Gokhan (développeur); Alexis (développeur); gaëtan (développeur); Alexis Swinka (designer) durant ces trois jours du hackathon que s’est développé ce projet.

L’application (sous le moteur Unity) proposerait des activités ludiques (comparables au « serious games ») et sportives adaptées aux niveaux de chaque patient (car les exercices normaux ne sont pas propres à leurs capacités physiques et respiratoires).

Mucosport organisera des événements et utilisera les réseaux sociaux pour propager et faire la pub de l’application.

Pour permettre d’être plus accessible, celle-ci fonctionnerait aussi sur les objets connectés de type : bracelets pouvant mesurer le rythme cardiaque, ces fonctions supplémentaires, calculeront la progression du patient.

 

#36 – HH Pulse Detection

Les robots comme compagnons de santé. 

Si vous ne connaissez pas Pepper, vous connaissez certainement Nao, le petit robot humanoïde, haut comme trois pommes, à but éducatif. Eh bien, Pepper, c’est sa petite sœur. Elle est la dernière-née de SoftBank Robotics, premier robot humanoïde commercialisé à grande échelle, prototypée en 2014.

Son objectif est d’offrir un médium de communication naturelle avec un système numérique, le dialogue. Pepper est « la personnification sympathique d’un ordinateur connecté. » 

Sa présence dans le Hacking Health Camp ?  Tout est nouveau ; on ne sait pas trop à quoi elle sert, tout est encore à inventer. Voilà, pourquoi elle est là. Pepper, c’est la santé de demain, comme le Hacking Health Camp.

Le projet est de mesurer la fréquence cardiaque des utilisateurs grâce à sa caméra frontale, et améliorer les capacités du robot.

La prévention et l’alerte pour les insuffisances cardiaques chez les résidents de maison de retraite est l’option  première de Pepper, mais elle possède une multitude d’autres capacités dans divers domaines de la médecine: la détection/gestion du stress, l’efficacité thérapeutique, la lutte contre l’isolement …

Niveau santé 

C’est une technique simple et non-intrusive de mesure du pouls pour une surveillance très fréquente des personnes qui en auraient besoin (personnes âgées, surveillance d’un traitement cardiologique…). Elle permet l’absence de monitoring continu, de sollicitation des infirmières et le gain de temps. L’analyse du pouls sur du long terme favorise la mise en alerte en cas de problèmes.

La technologie utilisée est basée sur la reconnaissance faciale via une caméra positionnée dans le front du robot. Cette reconnaissance se base sur les points d’émotions aux coins des yeux et des lèvres des personnes qu’elle visualise et de la variation des couleurs des vaisseaux au niveau des joues, non-perceptibles à l’œil nu. Cependant, il est possible de rencontrer des situations dans laquelle cette technologie ne pourrait fonctionner : les tatouages sur le visage, les personnes voilées, les personnes à la peau très foncée et pendant la nuit ou faible luminosité.

« Pepper, c’est Astroboy en blouse blanche ! » – Lucile, professionnelle de santé, HHCamp 2017.

On a participé, ils ont apprécié

Étant venues au Hacking Health Camp en tant que reporters, on ne se doutait pas qu’on allait devenir les designers officielles de l’équipe. Et franchement, c’était une bonne expérience ! Pour nous, jeunes étudiantes en graphisme, c’était beaucoup de pressions et d’incertitude par rapport à ce qu’il était demandé. Mais, avec une équipe aussi entraînante, on s’est vite fait emporter par la fougue du projet.

« Les Designers –euses, ça troue des culs. » – Alexis, porteur de projet, HHCamp 2017.

Nous avons eu la chance de gagner le prix du Meilleur potentiel de réussite délivré par le jury.

#6 – SHAMAN

« La communication c’est pas sorcier, c’est Shaman »

Les médecins n’ont plus le temps de s’occuper de leurs patients, ce problème de temps est principalement dû à un problème d’organisation des données. Shaman veut proposer une application de gestion des données médicales pour redonner ce temps de communication plus humain.

L’équipe était déjà presque formée avant le HHC et s’agrandit avec plusieurs nouveaux collaborateurs. Après avoir passé des entretiens avec les coachs ils se sont sont rendus compte que le projet était trop ambitieux, et qu’il fallait mieux se recentrer sur un aspect du projet. Ils développeront donc le design pour la page du dossier patient.
Nous n’avons pas pû avoir beaucoup d’informations pour le moment, mais le projet avance bien.
À suivre.

#25 – PôleBook

CYA : Cassandre, Yannick et Almamy

Le Projet n°25 est une application nommée PôleBook, un réseau social dédié au personnel médical. Cette application a été proposée, lors du Hackaton, par Victor Gabriele, (gynécologue) qui a été rejoint par toute une équipe pluridisciplinaire constituée de designers, de développeurs, d’entrepreneurs, de professionnels de santé, etc.

Ce projet part d’un constat, fait par les différents professionnels de santé autour de la communication interne vieillissante. Elle n’intègre pas les nouvelles technologies et affecte leur quotidien, et celui des patients. Le contact entre le personnel, la planification, la mise à jour des protocoles de soin deviennent pénibles.

En bref, l’application a pour ambition d’améliorer l’organisation, l’échange, la communication, tout ça dans la convivialité d’un réseau social.

Étant composé d’une dizaine de participants, le projet a mis un certain temps à se mettre en place en ce week-end de Hackaton. Les différents membres ont tout de même su conjuguer leurs capacités. Tandis que les professionnels de santé préparent leur pitch, designers et développeurs sont encore en phase de conception. Le prototype est finalement en bonne voie, il est cependant bien compliqué de produire une application complète et exhaustive en un week-end. L’équipe a donc décidé de se focaliser sur l’interface de communication.

À suivre…

#10 – PRECOVERY

Precovery est un projet d’application grâce à laquelle il serait possible de réduire les risques de complication dans le cadre de chirurgie digestive en ambulatoire.

Le problème actuel est que la préparation d’un patient avant une opération n’est pas toujours optimale, et sa récupération post-opératoire est parfois trop longue.

La solution proposée se base sur une hypothèse émise par l’équipe. Selon eux, il serait possible de diminuer ces risques de complications liées à des opérations chirurgicales de 50 à 70 %, et ce grâce à Precovery, un programme d’entraînement et de suivi pré- et post-opératoire.
L’application offrirait un flux d’informations auquel le chirurgien et le personnel médical aurait accès en temps réel. Les données récoltées grâce à Precovery permettraient de réduire le temps de récupération après une opération.

Le problème principal auquel l’équipe a du faire face est lié à l’adhérence du patient au programme. Le patient doit, au quotidien, trouver un intérêt à utiliser cette application.
Quels sont alors les solutions envisagées afin de motiver les patients à faire un bon usage de l’outil ?

C’est avant tout le rôle des médecins d’expliquer clairement et simplement à leurs patients les bénéfices de l’utilisation d’un tel outil. C’est en grande partie entre leur main qu’est placée l’efficacité de l’application.

Mais d’autres éléments entrent en compte dans la résolution de cette problématique. L’équipe a notamment imaginé une application se basant sur les modèles d’applications de fitness. Selon les statistiques, 50% d’entre elles ne sont plus utilisées passé un délai de 30 jours après le téléchargement.

C’est pourquoi l’application ne doit pas être présentée comme un programme, mais doit être prescrite par le chirurgien comme un médicament. De cette façon, le patient aura très certainement une utilisation plus sérieuse et plus régulière de Precovery.

La question de l’esthétique et de l’ergonomie du logiciel a, elle aussi, une grande part à jouer dans l’adhérence du patient au programme. L’idée est de proposer une application avec un parfait équilibre entre la richesse des informations récoltées, la richesse des questionnaires, et l’interface qui se voudra la plus ludique et ergonomique possible.

En terme de support, le projet Precovery se présentera pour les patients sous la forme d’une application mobile facile d’utilisation, qui offrira la possibilité de toujours emporter son programme avec soi.
Pour le corps médical, le logiciel se présentera d’une autre manière : il sera plutôt prévu pour une utilisation web.

Même si l’équipe a rencontré quelques petits blocages, quelques petites difficultés, elle s’est montrée enthousiaste et motivée, et travaille d’arrache-pied afin de dégager les solutions les plus adaptées.

 

© Amandine Long & Sophie Bittler

#39 – EPJ 3D

CYA : Cassandre, Yannick et Almamy

« Pourquoi avoir une jambe, quand on peut avoir cette jambe ? »

L’association Form’Maker porte le projet n°39, EPJ 3D: esthétique de prothèse de jambe 3D. C’est un projet qui se développe depuis 2 ans. Le but étant d’offrir la possibilité d’embellir sa prothèse pour ceux qui en éprouve le besoin. Pour ce faire, l’association a travaillé avec des personnes amputées, afin de déterminer leurs attentes. La plupart espère d’une prothèse qu’elle donne l’illusion d’une vraie jambe grâce au galbe et à la couleur. D’autres, en revanche, ne cherchent pas le coté réaliste et l’envisagent plutôt comme un accessoire de mode qui doit rester fonctionnel. Frédéric, le porteur de projet, fait le parallèle avec les lunettes de vue, qui n’étaient, il y a peu de temps, qu’un simple dispositif médical, avant de devenir un accessoire de mode.

Deux prototypes de prothèse.

Aussi, l’association a donc réalisé deux objets qui constituent des prototypes: des jambes artificielles réalistes et des jambes artificielles plus fantaisistes.

Ces objets pourraient donc permettre aux patients de valoriser leur handicap plutôt que de le cacher, les mettant d’autant plus à l’aise avec le regard qu’on porte sur celui-ci.

Form’Maker présente ce week-end son projet au Hackaton pour développer le service de l’EPJ afin d’en démocratiser l’utilisation. Ce service  pourrait se développer dans des associations, dans des hôpitaux, être commercialisé en kit ou sur-mesure: en somme, tout reste encore à déterminer…

C’est avec un réel enthousiasme qu’on leur souhaite bonne chance et beaucoup de réussite!

Par ailleurs, l’association Form’Maker à déjà remporté un prix au TANGO&SCAN 2016. Elle participe actuellement à un concours de La Fabrique Aviva, qui permettrait d’obtenir des financements, n’hésitez pas à les soutenir et à voter: https://lafabrique-france.aviva.com/voting/projet/vue/17-1058